Quel impact a le tissu sur notre peau ?

On ne s’en doute pas, mais notre peau est malmenée au quotidien, entre les tissus naturels irritants et les produits toxiques contenus dans nos habits. Pour la protéger, il est important d’éviter certaines matières dans votre garde-robe, mais aussi de privilégier les tissus écologiques. Focus sur les essentiels à connaître pour préserver votre santé tout en étant bien vêtu.

Les tissus et leur impact sur la peau

Les tissus, qu’ils soient naturels ou synthétiques, ont un effet irritant sur la peau. Certaines matières naturelles comme la laine et le bambou figurent dans cette liste.

Certaines matières naturelles sont irritantes pour la peau

Je conseille à ceux et celles qui ont une peau sèche d’éviter de porter de la laine, car cette matière naturelle est l’une des plus irritantes. Elle peut également causer des poussées d’eczéma sur tous les types de peaux. Le bambou, bien que naturel, n’est pas forcément recommandé non plus. En effet, il est particulièrement râpeux et raide. Et même si les fibres sont naturelles, le tissu qui en ressort est considéré comme synthétique. S’il passe par un processus de transformation le rendant très doux, ceci entraîne en revanche la libération de produits chimiques toxiques (acide sulfurique, hydroxyde de sodium et disulfure de carbone). Ils sont nocifs pour l’épiderme, mais aussi pour le système reproductif.

Privilégiez les tissus certifiés biologiques ou écologiques

Je vous invite à opter pour des vêtements au tissu écologique ou à acheter par exemple le tissu écologique de Mercilesabeilles.com pour la confection de vos pièces vestimentaires. Vous trouverez un large assortiment d’étoffes certifiées bio qui conviennent pour l’habillement, pour la cuisine ou pour les habits techniques.

Un tissu certifié bio doit idéalement posséder le label GOTS qui certifie que le textile répond aux exigences de la culture biologique. Il vous assure en outre que vous pouvez retracer tout le parcours du coton, de sa transformation en tissu à sa teinture en passant par son impression. Les certifications obtenues durant le processus de transformation vous garantissent un tissu véritablement biologique. Le label Oeko-Tex, pour sa part, garantit que des tests ont été réalisés en laboratoire afin de prouver que le tissu ne contient aucune substance chimique néfaste pour la peau ou l’environnement.

Dans le cas du coton bio, la matière première est cultivée en suivant les principes de l’agriculture biologique pour réduire au maximum l’impact négatif sur les travailleurs et sur l’environnement. Sa culture exclut l’usage de fertilisants, d’herbicides, de pesticides et de défoliants. Les procédés naturels à l’instar de la rotation des cultures, de la récolte manuelle, du fumier animal, de la défoliation naturelle et des longues périodes de culture sont privilégiés. Le gaspillage est de ce fait grandement réduit et le tissu est sans risque pour la peau et la santé. Le label GOTS est par ailleurs une garantie que le travail des agriculteurs est justement rémunéré.

allergie due aux composants chimiques

Les matières « fabriquées » mauvaises pour la peau

La plupart des matières « fabriquées » utilisées aujourd’hui pour concevoir des vêtements sont souvent créées à partir de molécules artificielles. De ce fait, elles peuvent provoquer divers désagréments. Les tissus synthétiques contiennent une énorme quantité de molécules chimiques et certaines sont particulièrement mauvaises pour la santé.

Les matières courantes dans le prêt-à-porter

La soie artificielle, le polyester, le nylon, l’acrylique et l’acétate sont autant d’exemples de matières synthétiques déconseillées pour la peau. Malheureusement, ces matières allergisantes et toxiques sont très présentes chez les enseignes de prêt-à-porter. Le tissu infroissable, par exemple, est bourré de formaldéhyde (méthanal), une substance chimique potentiellement cancérigène. Le latex usité pour la conception de pantalons ou de gants, quant à lui, est allergisant. En effet, il peut provoquer des rougeurs ou des petites cloques sur la peau. Dans les cas les plus graves, les allergies se manifestent par des vomissements ou des difficultés respiratoires.

Le cuir synthétique

Se tourner vers le cuir synthétique à la place du cuir véritable est un geste environnemental fort. Vous contribuez ainsi à protéger la cause animale et économisez sur votre achat. Malheureusement, le faux cuir a tendance à confiner la peau, comme toutes les matières synthétiques, et l’empêche de respirer, favorisant ainsi la transpiration. Les bactéries s’en font à cœur joie, car les matières synthétiques, n’étant pas capables de les absorber, créent un environnement propice à leur développement. Le frottement de ces matières sur la peau favorise en outre les réactions allergiques.

Le point sur la toxicité textile

2,5 % des terres arables dans le monde sont utilisées pour la culture du coton et elles consomment 25 % des pesticides utilisés sur la planète. La situation ne va pas en s’améliorant concernant les autres tissus car les processus, phases et procédés de l’industrie textile requièrent l’utilisation de milliers de produits toxiques.

Les tissus naturels et les matières synthétiques

L’utilisation de produits toxiques est souvent nécessaire aussi bien pour la création de tissus naturels que pour les tissus synthétiques. Les métaux lourds, les amines, les éthoxylates de nonylphénol, les alkylphénols et les phtalates sont autant de produits chimiques qui sont transformés pour créer les habits que l’on porte quotidiennement. Une grande partie de ces substances sont présentes dans les colorants et sont utilisées pour transformer le textile. Les alkylphénols servent au lavage et à la teinture des textiles, tandis que les phtalates sont en lien avec l’usage de PVC pour les impressions. Le formaldéhyde est employé pour éviter les faux plis et les amines agissent comme des composés azoïques pour créer des colorants très brillants. Quant aux substances perfluorées, elles servent aux traitements finaux comme les imperméabilisants ou les antitaches.

tissus écologiques et Bio

Le bon réflexe à adopter

Au regard de tout ce que je viens de dire, il est évident que les tissus naturels bio et non teints sont à privilégier pour avoir l’esprit tranquille. Bien souvent, les couleurs vives ou sombres indiquent que des métaux lourds ont été utilisés. Vous pouvez également vous attarder sur les certifications garantes de la durabilité dans la chaîne de production, même s’il n’en existe actuellement aucune concernant exclusivement les produits chimiques toxiques présents dans les habits. Vous pouvez ainsi vous fier aux certifications GOTS, Textile Exchange ou encore Blue Sign afin de limiter l’impact des tissus sur votre peau mais aussi sur l’environnement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *